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Fiche Technique BMW
Fiche Technique BMW

Déchiffrer la gamme BMW

Comme les amateurs de la marque l’auront remarqué, BMW aime l’ordre et cela transparaît jusque dans la description de ses modèles, en vigueur depuis presque 100 ans. Reste que le constructeur bavarois est parfois avare en informations sur le sujet. Voici donc un petit guide qui vous aidera à savoir ce qui se cache sous un nom tel que R 1200 GS.

Identifier la cylindrée du moteur

La première partie de la description (R 1200) renvoie au type de moteur qui équipe la belle. Comme nous le verrons plus loin, la lettre désigne l’architecture alors que les chiffres indiquent la cylindrée (sauf pour les tout premiers modèles). 1200 signifie ainsi 1200 cc, une écriture qui a évolué à partir des années 90 et l’apparition des nouvelles générations de moteurs. Auparavant K 75 désignait par exemple un moteur de 750 cc.

 

L’architecture du moteur

  • R comme… bicylindre à plat. Le célèbre Boxer de BMW a connu une dizaine de générations depuis 1919.
  • K comme… ô rage, ô désespoir. BMW passe aux cylindres en ligne en 1982 avec la K100 à quatre cylindres et en 1985 avec la K75 à trois cylindres. Jusqu’en 2006, les K opteront pour des moteurs aux cylindres disposés face ou en parallèle à la route. Les derniers moteurs K sont à quatre et six cylindres face à la route.
  • F comme… R de Rotax. La série est composée depuis 1993 des motos à monocylindre, puis bicylindre en parallèle développés par la société autrichienne.
  • G comme… monocylindre délocalisé. Les moteurs des modèles G sont produits en Chine par Loncin pour la G 650 ou à Taiwan chez Kymco pour la G 450 et la G 650 GS est assemblée au Brésil.
  • C comme… Urban Mobility Vehicles ou Scooter si vous préférez.
  • S comme… quatre cylindre à haut rendement.
  • HP comme… High Performance. Des oiseaux rares produits en petite série.

La catégorie de moto

Si BMW n’a pas inventé la moto, la marque a néanmoins apporté son lot d’améliorations, notamment en termes de catégorisation des motos. Une caractéristique notée dans la dernière partie du nom du modèle, d’abord sporadiquement puis en permanence depuis les années 80 :

  • C comme… Cruiser. Les motos reprenant les standards popularisés par Harley Davidson.
  • CL comme… Luxury Cruiser. Un peu de luxe entre les vibrations.
  • GS comme… Gelände/Straße devenu ReiseEnduro. On ne présente plus le trail à la sauce allemande.
  • GT comme… Grand Tourisme. On roule au son du six cylindres.
  • GTL comme… Grand Tourisme de luxe.
  • R comme… Roadster.
  • RR comme… La concurrence hypersport japonaise.
  • RT comme… ReiseTourer. Un peu plus tourisme et moins routière que la GT
  • S comme… Sportler. Le sport selon BMW (et le marketing du moment). La plus vieille appellation.
  • ST comme… SportTourer. Le sport (vraiment) selon BMW.
  • T comme… Tourer. Appellation abandonnée, la clientèle moderne demande plus de confort et donc du ReiseTourer.

Les exceptions

Toute règle possède ses exceptions. Les premières BMW recevaient ainsi un chiffre à la suite de l’indication de cylindrée, lequel désignait le type de moteur. Ainsi, la R 75/6 est une 750cc munie du Flat de sixième génération. Par ailleurs la R 100 CS ni Cruiser, ni Sportler, reste une appellation unique, tout comme la R 65 LS.

Publié le 23 novembre 2013
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